samedi 8 juillet 2023

Le drapeau pirate claque de nouveau dans le vent.

 



Nouvelle journée ayant pour thème la logistique.

Après avoir bien sanctuarisé le territoire de notre sarcelle d'hiver (voir post précédent), il nous faut à présent installer tout le matériel dans nos espaces dédiés.

Les frigos pour les bières par exemple.




Electricité à tous les étages.




Même dans des coins qui semblent incongrus.




La pompe s'active avec régularité. On la pousse un peu pour vider le reste des bassins, en profondeur.




Quelques poissons, piégés, sont transportés dans l'étang voisin. 




Et,  Moïse en short, les arpions dans le partage des eaux, fait déjà quelques découvertes.




???




Un morceau de plastron de tortue pleurosternon. 
De belle taille ma foi.

Peut-être complètera-t'il le puzzle travaillé par Renaud Bourgeais l'an passé.




Une grosse dent de Goniopholis.




Un bout de dentaire du sauropode !




Super! 


Vu que c'est par ce côté-ci du terrain que nous allons débuter la campagne, tous les espoirs sont permis.





Que la campagne commence !







A suivre !




La sarcelle nous ensorcelle !


Dans les petits imprévus, aujourd'hui on vous présente: la Sarcelle d'hiver. 

Après les hirondelles de rivage qui H.L.èment dans la coupe de notre falaise chaque année, v'là-t'y pas qu'une cane est venue nidifier sous la bâche du chantier école.
Découverte par Doumé lundi dernier.





Coup de fil à Charente nature qui envoie ses ornithologues sur le site.

 Sarcelle d'hiver, espèce protégée.
 21 à 23 jours de couvaison. 

Mais depuis quand ?

...

Bon.

Le chantier école qui avait été construit pour être pérenne et nous éviter de le remonter chaque année doit être abandonné. 
Flute crotte et zut.

On isole donc le volatile et son nid du chantier. 
Un périmètre de sécurité est installé.




Le canard va pouvoir être tranquille et faire sa vie dans son coin (coin-coin). 
Il est même à présent mieux abrité. 





On est quand même sympas, hein... c'est qu'on les chouchoute nos dinosaures contemporains.


Et donc, cette année encore, on doit reconstruire un chantier école pour les garnements qui vont se pointer en milieu de semaine. ^^






A suivre !




Bonus (via Wikipédia) :

La sarcelle d'hiver
Anas crecca

Mâle et femelle:



Mâle































































 

vendredi 7 juillet 2023

ANGEAC 14ème... Clap !




Et c'est r'parti !




Les pompes travaillent déjà depuis plusieurs jours et les bassins sont vidés.




La Billmobile est de retour.




La logistique se met en route.




L'équipe est rodée




Tout se met en place tranquillement




Arrivée vers17H des parisiens et du paléontologue en chef.




Vérification du drainage.
Tout est OK.




Et le cagnard s'impose déjà.




Petite discussion et mise au point.
C'est que cette année on n'est pas aidés... pas mal de "petits" emmerdements, mais rien de non-gérable.
On en reparlera peut-être ces prochains jours.




Préparation de la journée de demain.
On sera déjà 27.




Bien entendu, et déjà depuis plusieurs jours, le site est surveillé.
Une partie de l'équipe dort sur place.

Jean retrouve ses "choux fleurs".


Jean est notre biochimiste.
Grâce à ces blocs collectés l'année dernière il pense pouvoir réaliser une datation absolue du terrain.

Il s'agit de voiles microbiens fossiles qui se sont encroûtés sur des calcaires datant de la fin du jurassique (Tithonien) que l'on trouve en fond de couches. Mais ces paléomicrobes sont bien contemporains de nos dinosaures ! Une recherche isotopique du strontium va certainement résoudre définitivement  cette énigme temporelle.

A suivre.


Bonus
Un indice se trouve ici qui montre où devrait se situer cette 14 ème campagne de fouilles.
 Ceux qui étaient là l'an passé ou qui suivent ce blog doivent avoir deviné.


















samedi 1 juillet 2023

La retraite (administrative) de Jean-François Tournepiche et ANGEAC




Vendredi soir, une surprise attendait Jean-François Tournepiche au Musée d'Angoulême.

Piégé.

Une fête en son honneur préparée depuis plus d'un mois.





Bill prend sa retraite... administrative nous répète-t-il ! Le 2 juillet.


Emu, le conservateur du musée d'Angoulême ne compte bien sûr rien arrêter. 
Les projets sont en route. 





Preuve s'il en est: le voici un jour avant, à la fondation Martell (Cognac) 




pour le vernissage de l' exposition "ALMANACH, regard de designers sur les ressources du territoire des Charentes" 

Le fémur de sauropode (original) découvert à Angeac-Charente en septembre 2010,





et un crâne de Goniopholis, exhumé de la carrière de gypse de Cherves de Cognac,



y seront exposés pour l'occasion pendant 6 mois.



et le voici, quelques heures avant "La fête surprise" à Angeac-Charente, sur le terrain.

Et oui, la nouvelle  campagne de fouilles commence en fin de semaine prochaine.

Mais pour ce soir il ne se doute de rien.




Cachés dans le musée, ses amis, famille et collègues sont là... certains venus de très loin !

L'archéo/préhisto/paléontologue se fait attendre et il est plus de 20h quand il met les pieds dans l'entrée qui s'anime tout d'un coup, comme dans les meilleures comédies romantiques. :D !




Buffet et cadeaux.



...









Bonne retraite, Bill... mais attention, hein, avec nous !



A suivre !



Article Charente Libre avec vidéo de Jean-François:










 

mardi 27 juin 2023

Des mammouths aux dinos d’Angeac, l’incroyable parcours de Jean-François Tournepiche - CL’Invité


Vidéo ;

https://youtu.be/BHKKTW-Xg6A


A l'aube de sa retraite... administrative, Bill est l'invité de la Charente libre.
Retour sur un parcours extraordinaire qui continue.

 


Et bentôt... les fouilles d'Angeac !

A suivre.



mercredi 14 juin 2023

À Angeac-Charente nos MIMOS sont genrés. Qu'on se le dise !


ALERTE PRESSE MNHN:
https://www.mnhn.fr/fr/alerte-presse/decouverte-d-un-dimorphisme-sexuel-chez-un-groupe-de-dinosaures


Témoignage d'un dimorphisme sexuel évident chez les ornithomimosaures d'Angeac-Charente grâce à l'étude des fémurs d'un grand nombre d'individus.




Romain Pintore1,2*, Raphaël Cornette3, Alexandra Houssaye1, Ronan Allain4
1UMR 7179, Mécanismes Adaptatifs et Évolution (MECADEV), Muséum National
d'Histoire Naturelle, CNRS, Paris, France; 2Laboratoire Structure et Mouvement,
Département des sciences biomédicales comparées, Royal Veterinary College, Hatfield,
Royaume-Uni; 3UMR 7205, Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité
(ISYEB), Muséum National d'Histoire Naturelle, CNRS, Sorbonne Université, EPHE,
UA, Paris, France, Paris, France ; 4UMR 7207, Centre de Recherche en Paléontologie
- Paris (CR2P), Muséum National d'Histoire Naturelle, CNRS, Sorbonne Université,
Paris, France


LIEN POUR LA PUBLICATION IN eLife:

Pintore et al. eLife 2023;12:e83413. 




Bon. Les p'tits amis... vu que je vais pas m'amuser à vous traduire tout l'article de Romain et que je viens déjà de réaliser un dessin pour illustrer le propos, je vais laisser GOOGLE TRAD réaliser en IA approximative la dite traduction. (Bon... j'ai quand même rectifié l'IA merdique avec mes petites notions d'anglais.)
 Le gribouillage m'a pris une bonne partie de la journée d'hier, mine de rien, 

Enjoy.


ABSTRACT

Le dimorphisme sexuel est difficile à détecter parmi les fossiles en raison d'un manque de données statistiques.
Le lagerstatte d'Angeac-Charente (France) représente un « instantané » remarquable d'un écosystème berriasien (Crétacé inférieur) et offre une opportunité unique d'étudier les variations parmi un troupeau d'au moins 61 ornithomimosaures contemporains. Ici, nous avons enquêté sur la variation des membres postérieurs, à travers les spécimens du troupeau les mieux conservés grâce à la géométrie 3D, la morphométrie et la modélisation des mélanges gaussiens. 
Nos résultats sont basés sur des informations complètes et fragmentaires.

Les fémurs ont mis en évidence un dimorphisme caractérisé par des variations de la courbure diaphysaire et de la partie distale, ainsi que de la largeur de l'épiphyse. Étant donné que les mêmes caractéristiques varient entre les sexes chez les dinosaures aviaires modernes, crocodiliens, et amniotes plus lointains, nous avons attribué cette variation bimodale au dimorphisme sexuel sur la base de l'approche de parenthèse phylogénétique existante. Documenter le dimorphisme sexuel chez dinosaures fossiles permet une meilleure caractérisation et comptabilisation des variations intraspécifiques, ce qui est particulièrement pertinent pour répondre aux questions taxonomiques et écologiques en cours relatifs à l'évolution des dinosaures.

Évaluation de l'éditeur
Cette contribution importante offre une analyse factuelle du sujet difficile de la sexualité et le dimorphisme chez les dinosaures. Contrairement aux contributions précédemment publiées, qui sont ambiguës, cet article, basé sur 61 fossiles d'ornithomimosaures, présente des arguments avérés en faveur de différences mesurables entre les individus masculins et féminins. Il convient de noter en particulier l'utilisation des statistiques présentées, (force majeure de ce manuscrit), qui distingue cette étude des tentatives précédentes à aborder cette question. Les changements morphologiques sont soigneusement analysés et placés dans un tableau comparatif plus large.
Les conclusions de cet article permettent des comparaisons intéressantes entre les dinosaures et les groupes existants (par exemple, les crocodiliens, les oiseaux, les mammifères). Ainsi, ce manuscrit s'intéressera à un public diversifié, y compris les paléontologues, les biologistes, les zoologistes et les spécialistes de l'évolution.






Allez, les p'tits amis... on retrouvera Romain Pintore, les Mimos et toute l'équipe aux alentours du 10 juillet pour une nouvelle campagne (14 ème) de fouilles sur le terrain d'Angeac-Charente.

A suivre.

vendredi 2 juin 2023

Les fouilles d'Angeac-Charente. La revue de presse (2008-2023)

 Quand même, on vous a bien bassiné avec les dinosaures...

Voici la compil'

Une revue de presse de 534 pages.

Pour tout savoir depuis le début sous la plume des journalistes.

Bon courage


Le premier opus brosse les années 2008 à 2014.
(Même si c'est le fémur de sauropode découvert en 2019 qu'on découvre sur cette couverture ^^)






Le second volet de cette revue de presse dévoile les découvertes (et autres facéties) de l'équipe de 2015 à 2023.





Et on en a encore sous le pied !


A suivre.